lundi 28 octobre 2013

De Oulan Baatar à Pékin : La Longue Marche! (1ere manche)

Résumé cyclo-pédalistique (kilomètres parcourus: 17248 km; kilomètres pédalés: 4002 km; collecte pour Handichiens: 1015 €, soit une oreille du chien ! (Objectif : 15000 euros)
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29/09:…..2éme jour de train vers la Chine et Pékin
Cette nuit, nous avons passé la frontière entre la Mongolie et la Chine. Nous sommes stoppés 4 heures, le temps de laisser aux techniciens des chemins de fer mongols, de changer les boogies pour permettre au train de rouer sur les voies chinoises.
Au reveil, le choc est brutal. Sous un ciel bleu, la Chine se dévoile à nous, les images de bousculent presque trop fort : la route et la voie ferrée se sont frayé un passage dans la montagne, les villes industrielles aux hautes cheminées, et les villages ruraux sortis d’un autre siècle se succèdent alternativement, les grandes villes côtoient les paysages agricoles. Les cheminées d’usine déchirent ici l’air, alors que là d’élégantes bottes de paille en forme de … chapeau chinois s’alignent dans les champs. Des potagers organisés en carré, souvent au centre d’habitations regroupées ou de barres d’immeubles, amènent de la couleur dans ce paysage où une brume grisâtre flotte, chargée de suie de charbon ou de poussières industrielles.







 Le fourmillement d’ânes, de chevaux, de vélos, de motos, de scooters ou autres engins triporteurs anime les rues de villages de banlieue industrielles, aux maisons serrées les unes contre les autres comme pour se réconforter. Des forêts d’éoliennes, de panneaux solaires ou des barrages en travers de rivières aux gorges profondes apportent l’énergie nécessaire au fonctionnement de toute cette activité. L’eau est tantôt rare, coulant en mince filets d’eau dans de petites rigoles de draînage ou de petits canaux, tantôt abondante dans le lit de rivières généreuses. Nous longeons l’une d’elles en crue, aux parois abruptes, pendant quelque temps. La décrue s’annonçant, elle laisse dans les vergers le précieux limon qui enrichit cette terre depuis l’aube des temps.  Les maisons aux faîtages recourbés nous disent que nous sommes bien en Chine. Une autre apparition, sublime et magique nous le confirme : le long serpent de la muraille de Chine s’étend sur le fait des montagnes, se déroule dans des vallées que nous apercevons au loin. Même si nous sommes maintenant bien loin des steppes mongoles, nous sentons ici encore le passage de Gengis Khan, et la peur qu’il inspira à l’Empire Chinois. 





 http://1.bp.blogspot.com/-VmEJqGsRKl8/Ta2n1S9gLeI/AAAAAAAAMns/sW0ipRGrBVg/s1600/great-wall-of-china.jpg

La brume qui s’épaissit à nouveau nous signale que nous approchons de Pékin, distante encore de quelque deux cent kilomètres. 
Arrivés en gare, nous nous précipitons, anxieux, vers la queue du train où sont censés débarquer nos vélos. Nous apercevons notre Camel Bike emprisonné derrière les barreaux d’un chariot de transport, qui disparaît dans un dédale de quais et de couloirs, tractés par un petit chariot électrique.
C’est en vain que nous le poursuivons. Nous finissons toutefois par retrouver le fil qui permet de le retrouver. Grâce à la gentillesse des divers employés avec lesquels nous essayons de rentrer en communication, manutentionnaires ou douaniers, nous finissons par extraire nos chères montures des sous-sols labyrinthiques de la gare de Pékin, et nous nous lançons dans la circulation impressionnante de Pékin.





 



Là encore grâce à l’amabilité des passants à qui nous demandons notre chemin, dont certains prennent même leur scooter pour nous guider, nous prenons la route vers la maison de Christine, qui nous accueille sur Pékin. Nouveau pays, nouveaux repéres nouveaux codes de circulation dans cette ville qui compte entre 25 et 35 mons d’habitants. Sans plan précis pour nous diriger, sinon que la copie de Google Maps donnée par Christine, nous progressons cependant, dans une relative sécurité, les pistes cyclables pékinoises facilitant bien les choses. Grâce encore une fois à un passant rencontré dans … un MacDo !, qui nous prête son téléphone, nous localisons précisément la rue où habite Christine.



 Sur la suite du trajet, Camel Bike attire comme à l’habitude la sympathie, suscitant curiosité, sourires et encouragements. A un moment, nous provoquons un rassemblement de toute une escouade d’agents immobiliers en uniforme qui nous abordent, nous redirigent en nous gribouillant quelques mots en chinois  sur bout de papier. Le sésame universel de tout voyageur ignorant les caractères chinois et leur mystère. Sur notre chemin dans Pékin, nous croisons sur un passage pour piétons un couple, dont la jeune femme nous poursuivra en courant, persuadé qu’un tel équipage, ne peut-être que…français. Puis ce sont deux ravissantes hôtesses d’un restaurant thaïlandais qui nous remettent sur le droit chemin, pour enfin céder le flambeau à deux autres agents immobiliers en scooters. Ces derniers finiront avec nous par nos accompagner jusqu’à la cour de l’immeuble où réside Christine et ses filles, qui seront nos anges gardiens durant tout notre séjour sur Pékin.

L’accueil durant notre séjour à Pékin ira bien au-delà de ce que Jean Marc, son cousin de Toulouse, nous avait prédit !


30/09:…..1ère journée à Pékin
Belle première journée sur Pékin, entre longues discussions intéressantes avec Christine, Zoé et Eva sur la vie à Pékin et ballades à vélo dans le quartier immédiat pour prendre nos marques et nous familiariser un peu plus avec la conduite urbaine du vélo. 


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Notre Camel Bike s’y prête avec bonhomie, est se fraie avec aisance un passage au milieu d’une multitude d’engins étranges et fonctionnels, de toutes sortes, transportant des charges énormes, souvent en équilibre. Pékin est tracée selon un plan logique d’échiquier, divisés en grands axes rectilignes et « irrigués » par 5 grands périphériques. La « rue » principale ne mesure pas moins de ..45 kilomètres. On se dirige dans Pékin, selon les points cardinaux.

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